Que d’émotions !

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Encore beaucoup d’émotions aujourd’hui.

J’ai pu parler avec ma mère biologique pour la première fois depuis nos retrouvailles virtuelles avec la famille.

Un mois après nos retrouvailles en famille, je lui ai parlé en tête à tête. Cela faisait quelques jours que l’on en parlait.

Toujours de bonnes excuses

Mais j’avoue que je retardais ce moment.

Je me trouvais toujours des excuses : pas eu le temps de préparer mes questions en espagnol, il est tard (décalage horaire oblige), pas « présentable à l’écran ».

Bref. Toujours des excuses. De bonnes excuses. Des reports au lendemain.

Et puis, là j’avais pu parler avec mes frères et soeurs (biologiques) un soir avant. C’était une ambiance détendue.

Alors, le lendemain, je ne sais pour quelle raison, j’ai réalisé que je me cherchais des excuses. Et puis en quelques secondes, j’ai compris que ces excuses cachaient ma peur.

Peur de quoi ? Je ne sais pas. Finalement, ça n’avait pas d’importance.

Comme tout s’était bien passé avec mes frères et soeurs, je me suis répétée ma phrase favorite. Ma petite phrase qui fait toujours tout basculer :

Demain, ça sera peut être trop tard.

D’autant plus que j’avais appris que ma mère avait été malade, beaucoup de fièvre. Donc, j’ai su qu’il fallait que j’agisse vite.

Pas de lendemain

Car on ne sait jamais de quoi sera fait demain. Je n’oubliais pas que la vie ne tenait qu’à un fil.

Donc, sur une sorte de coup de tête, j’ai enfin répondu « oui, je suis disponible maintenant » à ce message que je recevais. Alors que quelques temps auparavant, j’allais me trouver une énième excuse. Et oui, il était tard. Mais j’avais attendu cela depuis plus de 15 mois. Qu’attendais-je encore ? S’il n’y avait pas de lendemain.

Alors, même si j’ai dit oui, si physiquement j’étais prête, mentalement, émotionnellement, je ne l’étais pas.

Mais l’est-on vraiment un jour ?

Je ne pensais que j’aurais pu ressentir cela. Quelque chose d’indescriptible. Cette chose que l’on ressent face à l’inconnu, mais on ne sait pas si c’est pour le meilleur ou pour le pire.

Même si je savais que cela n’était certainement pas le pire, j’avais l’impression d’aller passer un examen. J’étais sûre de mes connaissances, que tout allait bien se passer. Mais il y avait quand même ce petit trac.

L’avantage est qu’en improvisant, on ne peut pas trop réfléchir. On profite de l’instant présent. Alors à peine avais-je dit « oui », mon frère m’appelait pour me passer ma mère.

Mon ressenti

Concernant mon expérience, je l’ai déjà dit, je suis beaucoup plus à l’écoute de mon corps qu’auparavant.

Et bien là, on peut dire que j’ai ressenti beaucoup de choses dans mon corps. De la chaleur, tout était très positif. Je ne me jamais crispée, tendue. J’étais en confiance. Et quel bonheur de pouvoir ressentir cela ! Et d’en prendre conscience !

Malgré mon manque de vocabulaire et parfois de compréhension en espagnol, j’étais… zen. Oui, je crois que c’était cela, j’étais zen.

La suite

Maintenant, j’ai hâte de pouvoir les retrouver « pour de vrai ».

C’est une belle approche, de pouvoir les rencontrer de façon virtuelle. Ça met en confiance, on va apprendre à se connaître doucement. Sans rien brusquer. C’est sûr que c’est moins brutal que de prendre un avion et se retrouver en face à face.

Mais j’ai comme le sentiment que de les voir, de les prendre dans mes bras, sera encore plus fort.

Et donc, je me demande, toutes ces émotions en mode montagnes russes s’arrêtent-elles un jour ?


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